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  • Photo du rédacteurAttika Lesire

Le facteur G chez les animaux


       L'intelligence animale est une expression qui renvoie aux capacités cognitives des animaux et à leur étude. Je suis partie d’une intuition qui suivant une certaine continuité scientifique, m'a semblé logique.


Mais avant de vous en parler, une petite piqûre de rappel.

En mathématiques, la loi normale est un loi de probabilité qui va modéliser le comportement aléatoire d’un phénomène découlant du hasard. On l’appelle également la loi de Gauss, qui représente une courbe « en cloche ».



Elle permet de représenter graphiquement la distribution d’une série et en particulier la densité de mesures d’une série (répartition d’un troupeau de chevaux par taille et poids, pointures d’1 million de femmes…)

La courbe correspond aussi au comportement, sous certaines conditions, d'une suite d'expériences aléatoires similaires et indépendantes lorsque le nombre d'expériences est très élevé.


Lorsqu’on mesure la nature, il a été souvent constaté une forte concentration de valeurs autour de la moyenne en son centre, lesquelles s’écharpent peu à peu aux extrémités de la série pour se raréfier : c’est la courbe de Gauss. C'est Laplace qui explique en 1809 cette tendance forte. Bon attention toutefois, tous les phénomènes étudiés n'obéissent pas à la loi normale. Il existe d'autres modèles tels que la binomiale, Poisson, Bernoulli, Rayleigh...


Il y a plus d’un siècle, Charles Spearman découvrait le facteur g. Il correspond en gros au fait qu’une personne réussissant bien aux tests d’efficience d’un ensemble de fonctions cognitives fondamentales, mises en œuvre dans la plupart des activités intellectuelles (compréhension, apprentissage, raisonnement…) réussira généralement bien aussi aux autres tests : il existe un facteur général qui est important dans chacune des tâches cognitives. C’est le cas pour le test de QI.



C’est à partir de ces données que la courbe de Gauss fut rapprochée aux résultats du test de QI.

Or, m’intéressant de près au comportement animal et constatant la disparité incroyable qu’il existe en terme de capacité de compréhension au sein d'une même race d'animaux, j’ai trouvé amusant d’imaginer que les cerveaux des animaux n’échappaient pas à cette courbe en cloche, au sein de chaque race et espèce.


« Arden, R., & Adams, M. J. ont en 2016 ont remarqué qu'il n'existe que peu d'études sur l'intelligence générale animale (moins de 25), mais les rares ont trouvé un facteur g chez la souris et que deux études sur trois en ont trouvé un chez le chimpanzé. »



Or ce qui suit renforce l’idée selon laquelle l’existence d'un facteur général d'intelligence (Facteur g) n'est pas réservée aux humains : on retrouve la même structure hiérarchique des capacités cognitives chez les chiens notamment.


A la London School of Economics de l’université d’Edimbourg, des chercheurs ont expérimenté un prototype de test de quotient intellectuel d'un genre canin avec des Border Collies et en respectant le principe de sélectionner des chiens provenant de la même famille et issus d’un environnement identique . Diverses taches, 6 dont 4 liées ont été exécutées. 


Les résultats impliquent que proportionnellement, une maigre marge d’animaux au sein d’un environnement donné, sera exceptionnellement intelligente par rapport à ses congénères, inversement proportionnel pour le retard mental. Je ne serais pas étonnée de voir un jour exploser une tendance littéraire spécialisée en animaux de compagnie « Trop intelligents pour être heureux », « Surdoués », « Mon chat est un zèbre », « Le monde intérieur de mon chien haut potentiel », et ça me fait bien marrer.




Attika Lesire.


 

Sources

Arden, R., & Adams, M. J. (2016). A general intelligence factor in dogs. Intelligence, 55, 79–85. doi:10.1016/j.intell.2016.01.008


Chabris, C. F. (2006). Cognitive and neurobiological mechanisms of the Law of General Intelligence. In M. J. Roberts (Ed.), Integrating the mind: Domain general versus domain specific processes in higher cognition (Chap. 19). Hove, UK: Psychology Press.


The g Factor: General Intelligence and its Implications Christopher BrandL

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